Tu ne finis jamais rien ? Le problème n'est pas ta discipline.
Tu as commencé quatre projets cette année. Tu les trouvais tous passionnants les premières semaines. Et chaque fois, la même chose s'est passée : l'élan s'est dissipé, les excuses sont apparues, et tu es passé à autre chose. Le projet d'avant est encore ouvert quelque part dans un onglet de ton ordinateur.
Les gens autour de toi te disent que tu manques de persévérance. Toi, tu te dis que tu n'as pas encore trouvé « le bon projet ». En réalité, le problème est rarement le projet.
L'excitation du début n'est pas de la motivation
Il y a un pattern que beaucoup de gens reproduisent sans le voir. L'excitation du début ressemble à de la motivation, mais c'est autre chose. C'est le plaisir de la nouveauté, de l'imagination, du potentiel. Quand cette phase passe, et que le projet demande de l'effort répétitif et de la patience, quelque chose se déconnecte.
L'exercice ci-dessous t'aide à identifier ce mécanisme pour une habitude précise. En comprenant ce qui se déclenche et ce que ça t'apporte de décrocher, tu pourras commencer à intervenir au bon moment.
L'habitude d'abandonner se comprend
Ce que tu viens de faire, c'est rendre visible un automatisme que tu reproduisais sans le questionner. La plupart des gens qui « ne finissent jamais rien » n'ont pas un problème de volonté. Ils ont un mécanisme de fuite qu'ils n'ont jamais regardé de près.
Le parcours Vector couvre d'autres angles sur le même sujet : les règles héritées qui alimentent la peur de se lancer, et les blocages émotionnels qui se rejouent à chaque nouveau projet. Pour aller plus loin : comprendre ce que la procrastination dit de tes priorités.